Comprendre la honte du sexe, une émotion complexe
La honte, une émotion intime et complexe, peut s’avérer envahissante. Elle naît du sentiment d’avoir transgressé une norme, d’être jugé·e ou de ne pas être à la hauteur. Elle provoque souvent un repli sur soi, un désir de se cacher, de disparaître.
Quand la honte devient un frein à l’épanouissement
La honte peut devenir un véritable frein à notre épanouissement.
En nous empêchant de vivre dans la liberté et la légèreté, elle se transforme en obstacle à certains plaisirs — notamment à la sexualité.
La honte sexuelle : entre tabous et culpabilité
La honte sexuelle est une forme de culpabilité, enracinée dans les tabous, les interdits culturels, religieux ou familiaux. Elle peut provoquer du dégoût pour son propre sexe, pour ses désirs ou son plaisir, allant parfois jusqu’au désintérêt total pour la sexualité.
Les effets de la honte sur la sexualité
Ses effets sont nombreux :
- Baisse du désir,
- Anxiété lors des rapports,
- Gêne à l’évocation de ses fantasmes.
L’anxiété semble d’ailleurs être à l’origine de la plupart des difficultés sexuelles.
L’impossibilité d’exprimer ses désirs
Les personnes souffrant de honte du sexe ont souvent du mal à exprimer leurs désirs.
Et bien souvent, lorsqu’on leur pose la question, elles répondent ne pas savoir, ou affirment ne pas avoir de désirs ou de fantasmes particuliers.
La honte empêche de ressentir, de désirer, de fantasmer — et lorsque nous cédons enfin à nos désirs, c’est la culpabilité qui prend le relais.
Elle agit comme un véritable frein au lâcher-prise et au plaisir.
« Peux-tu éteindre la lumière ? »
« Ne me regarde pas, s’il te plaît… »
« Des fantasmes ? Oui, j’en ai, mais c’est un peu tordu… »
« J’ai couché le premier soir… que dirait ma mère si elle le savait ? »
« Regarder mon sexe ? Non, ça me dégoûte… »
Autant de phrases qui traduisent la gêne, la honte ou la peur du jugement face à sa propre sexualité.
Ces mots révèlent une difficulté profonde à se sentir légitime dans le plaisir, à habiter pleinement son corps, à s’autoriser à être désirant·e et désiré·e.
Comment s’autoriser à prendre du plaisir sans culpabiliser ?
Oser en parler
Accepter sa sexualité sans rougir, c’est d’abord oser en parler.
C’est aussi se permettre d’explorer — seul·e ou avec un·e partenaire de confiance — ce territoire parfois intimidant au début, mais qui se révèle souvent être l’un des plus beaux voyages intérieurs.
Il existe une autre façon de rencontrer le plaisir : dans le souffle, la lenteur, la présence. C’est ce que propose le massage tantrique, une invitation à se reconnecter au corps et au plaisir.
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